L'Olympique de Marseille accueille l'Inter Milan ce soir, à 20h45, en 8e de finale aller de la Ligue des champions. Les joueurs de Didier Deschamps affrontent les Nerazzurri au meilleur des moments, alors que ces derniers enchaînent les contre-performances en Serie A. Il s'agira de faire mieux que l'an dernier, où l'OM était tombé sur l'os mancunien.
Et si l'OM était favori ? La question aurait pu paraître incongrue voilà quelques semaines. Mais elle est justifiée, à l'heure du match aller des 8e de finale de la Ligue des champions entre Marseille et l'Inter Milan. Contrairement à l'an dernier où Manchester United paraissait bien trop fort au même stade de la compétition, la qualification pour les quarts de finale n'est pas utopique. Et pour cause, l'Inter Milan, même s'il reste un géant d'Europe en termes de palmarès récent, fait nettement moins peur.
Après avoir repris le bébé en début de saison avec un certain succès, Claudio Ranieri est aujourd'hui dans l'impasse. Septième de Serie A, l'ancienne machine de guerre de José Mourinho - dont le nom a été scandé par le public milanais le week-end dernier - s'est liquéfiée contre des formations comme Lecce (0-1), Novara (0-1) ou Bologne (0-3). Pas d'allant offensif, des largesses terribles derrière, l'Inter semble en perdition alors que 11 joueurs de l'effectif lombard ont été sacrés champions d'Europe voilà deux ans.
Un nouveau système pour l'Inter ?
Mais Didier Deschamps connaît le football transalpin mieux que quiconque et n'est pas homme à se laisser mener en bateau. "L'Inter ne va pas gommer ses soucis du jour au lendemain, mais c'est une équipe italienne donc ce ne sera pas évident. Le championnat, pour eux, c'est mort. La Ligue des champions est leur vrai objectif", a expliqué l'entraîneur marseillais sur le site de son club. C'est effectivement sur la scène européenne que les Nerazzurri vont porter le gros de leurs efforts désormais. Et dans un système différent visiblement. Selon La Gazzetta dello Sport, Ranieri entend évoluer en 4-4-2 classique avec le duo Giampaolo Pazzini-Diego Forlan en attaque, comme cela a été le cas lundi, lors de l'entraînement milanais.
Du côté de l'OM, Didier Deschamps aussi est en pleine réflexion. Privé de Loïc Rémy, son joueur le plus menaçant au niveau européen, le champion du monde 98 hésite encore entre plusieurs options. S'il a clairement apporté quelque chose depuis son retour d'exil, Brandao a-t-il le niveau pour ce type de rencontres ? Jordan Ayew n'est-il pas trop tendre pour se frotter à l'expérimentée défense milanaise ? Le coach marseillais peut-il surprendre en alignant Morgan Amalfitano en attaque ?
L'an dernier, l'OM et Manchester United s'étaient séparés sur un score nul et vierge au Vélodrome (0-0). D'aucuns avaient alors salué le fait que les Olympiens n'avaient pas pris de but. Le match retour, avait vu Hernandez doucher les espoirs phocéens après une énorme occasion obtenue par André-Pierre Gignac. Eviter d'avoir des regrets sera déjà la mission première des Marseillais mercredi...