L'Olympique de Marseille n'a plus vraiment le choix ! Opposé à l'Olympique Lyonnais en finale de la Coupe de la Ligue, samedi dès 21 heures au Stade de France, le double tenant du titre est dans l'obligation de s'imposer pour s'offrir un billet pour la prochaine Ligue Europa et stopper une hémorragie de 12 matches consécutifs sans victoire toutes compétitions confondues.
C'est le dernier grand rendez-vous de la saison pour l'Olympique de Marseille avant, peut-être, de finir le championnat de France en roue libre. Samedi à 21 heures, Didier Deschamps et sa bande se déplacent au Stade de France pour tenter de signer une inédite performance en Coupe de la Ligue. Double tenant du titre, l'OM peut effectivement enregistrer un 3e sacre qu'aucun autre club avant lui n'avait pu réaliser.
Si Laval avait déjà signé deux succès consécutifs quand cette compétition n'était encore qu'une Coupe d'été en 1982 et 1984 (pas de Coupe de la Ligue en 1983), les Olympiens peuvent cette fois entrer dans l'histoire d'une épreuve qui tarde tout de même à trouver son public et ses adorateurs sur la scène nationale. Vendredi, Frédéric Thiriez, le président de la toute puissante LFP, était même encore obligé de monter aux créneaux pour défendre son bébé et une compétition que certains aimeraient bien supprimer avec une Ligue 1 à vingt clubs. "Pour une Coupe en bois, une sous-Coupe (sic), c'est pas mal. C'est une finale olympique, inédite, autour de laquelle il y a un engouement sans précédent. Le stade est plein depuis trois semaines, les billets se sont vendus en une matinée. Demain (samedi), ce sera une belle fête. La finale de la Coupe de France est aussi formidable (Lyon-Quevilly le samedi 28 avril). Ces deux compétitions sont complémentaires", se justifiait ainsi le dirigeant du football professionnel tricolore.
Une Coupe de la Ligue comme consolation
Et, cette fois-ci, ses principaux détracteurs ne pourront lui donner tort puisque l'OL et l'OM, deux des quatre clubs les plus titrés en Ligue 1 (avec Nantes et bien sûr Saint-Etienne), se retrouveront pour en découdre et jouer une bonne partie de leur saison sur une rencontre. Bien sûr, l'OM semble aujourd'hui bien plus dans l'obligation de l'emporter que des Lyonnais qui ont encore deux objectifs en ligne de mire. Avec un podium en vue en championnat et une finale de Coupe de France à négocier contre les trublions de l'US Quevilly, les Gones ont encore des cartes en main tandis que l'OM, refroidi par une série de 12 matches sans succès toutes compétitions confondues, jouera son va-tout pour décrocher une place en tour de barrages de la prochaine Ligue Europa.
Car, aujourd'hui, Marseille ne peut se permettre de bouder une épreuve qu'il aura remportée à deux reprises depuis l'arrivée de Didier Deschamps, son actuel entraîneur depuis 2009. Spécialiste du Stade de France après le succès en Coupe du monde 1998 avec les Bleus, l'ancien entraîneur de l'OM sait combien cette finale est importante pour redorer le blason de son équipe et offrir une récréation bienvenue à des supporters qui, pour certains, ne cessent actuellement de le brocarder pour la gestion de son effectif. Si ce trophée "ne sauvera rien du tout", selon ses propres termes en conférence de presse vendredi, le technicien concède toutefois : "C'est un contexte particulier, différent, avec une finale et un titre au bout, à l'issue de laquelle on pourra voir différemment l'avant et après".