Mardi, à 18h30, l'Olympique de Marseille se déplace au Parc des Sports d'Annecy pour y affronter Evian-Thonon-Gaillard en match en retard de la 23e journée de Ligue 1. Distancés par Lille dans la course au podium, les joueurs de Didier Deschamps n'ont plus qu'un mince espoir de se qualifier pour la prochaine Ligue des champions. Une défaire contre les Savoyards sonnerait le glas des objectifs olympiens.
Le match en direct vidéo ici à 18h30
Si ce n'est pas un match crucial pour l'Olympique de Marseille, ça y ressemble fort. Peu auraient parié, au début du mois d'août, que les joueurs de Didier Deschamps se battraient pour ne pas être écartés de la course au podium à 10 journées de la fin du championnat. La réalité est pourtant là, et c'est après deux revers consécutifs à Brest (1-0) et contre Toulouse (0-1), que Steve Mandanda et ses coéquipiers jouent l'une de leurs rencontres les plus importantes de la saison.
Face à eux, une équipe en confiance, décomplexée, qui devait, a contrario, s'imaginer plus près des bas-fonds à cet instant précis au moment de débuter les hostilités. Quatorzièmes, les hommes de Pablo Correa sont loin d'avoir assuré leur maintien, mais une relative solidité et une dynamique positive - en témoigne le succès à Saint-Etienne samedi (0-2) - en font un adversaire redoutable pour l'OM. "C'est une équipe qui et sur la bonne trajectoire au niveau des résultats mais aussi du contenu. Elle est bien organisée, défend bien et se projette vite devant. Ce ne sera pas une partie de plaisir", a confirmé Didier Deschamps au cours de la conférence de presse d'avant-match relayée par OM.net.
Les indispensables sont absents...
Le champion du monde 98 n'est pas fou, il sait que son équipe est amoindrie et surtout nettement moins menaçante qu'il y a quelques semaines. La faute à une fatigue évidente et aux absences préjudiciables de Mathieu Valbuena, le moteur de l'équipe, Loïc Rémy, le seul attaquant un tant soit peu crédible dans la vitesse et la finition et Stéphane Mbia, imprévisible mais intraitable défenseur. Autre souci, l'épaule capricieuse d'André Ayew, laquelle s'est encore déboîtée samedi. Le Ghanéen est l'un des éléments capables d'insuffler de la hargne à cette équipe, et ses moyens physiques du coup limités pèsent sur le groupe. Moins évoquée, la perte de Lucho Gonzalez contre une bouchée de pain a également freiné la remontée olympienne au classement. Certes moins précieux qu'à ses débuts sur la Canebière, l'Argentin n'a pas été remplacé dans son registre de rampe de lancement.
Désormais à huit points de Lille, Marseille ne peut tout bonnement plus se permettre le moindre écart à l'approche du sprint final. Au contraire du public nouvellement exigeant du Parc des Princes, les supporters phocéens qui feront le déplacement au Parc des Sports d'Annecy se moqueront vraisemblablement de la manière, pourvu que la victoire soit au bout...